Drapeau du bataillon des Champs-Élysées de la garde nationale parisienne (1790) : “Liberté - Fidélité”.
Bienvenue à l'an CCXX de la République
Drapeau du bataillon des Champs-Élysées de la garde nationale parisienne (1790) : “Liberté - Fidélité”.
Drapeau du bataillon des Capucins de Saint-Louis, Chaussée d’Antin, de la garde nationale parisienne (1790) : “Liberté, loyauté, fidélité, sûreté”.
“[…] on ne lit de ces récits atroces que dans les fastes des tyrans couronnés, ou de ceux qui, vivant dans les forêts, y subsistent, comme les premiers, du fruit des vols et des assassinats. Il y a cette différence, que les rois des grands chemins ont, de tout temps, expiré sur des gibets, et que ceux des villes étoient considérés comme des dieux.”
– Louise Kéralio Robert, Les crimes des reines de France, p. 12.
Drapeau du bataillon de la Jussienne de la garde nationale parisienne (1790). L’intitulé (de Gallica) dit que la devise de ce bataillon est “Courageux - prudent - libre”, mais moi je lis “Courageux - libre - prudent”. Que vous en semble-t-il ?
Drapeau du bataillon de l’Oratoire de la garde nationale parisienne (1790) : “Amour des peuples, force des rois”.
Drapeau du bataillon de Bonne-Nouvelle de la garde nationale parisienne (1790) : “Union, Force, Liberté”.
Drapeau du bataillon des Théatins de la garde nationale parisienne (1790) : “District des Théatins”.
Drapeau du bataillon des Mathurins de la garde nationale parisienne (1790) : “Liberté”.
“La dénonciation est l’une des dimensions majeures de l’action politique de Jean-Paul Marat. Elle répond à des règles précises, élaborées à partir d’influences diverses, principalement anglaises. Ainsi, Jean-François Gay définit la dénonciation comme procédant « d’un principe théorique : celui de la souveraineté populaire inaliénable, et qui passe par le contrôle des élus et la publicité de la vie politique. » Ces trois composantes du principe théorique de la dénonciation sont aussi trois des composantes majeures du journal L’ Ami du Peuple.”
Drapeau du bataillon des Filles-Dieu de la garde nationale parisienne (1790) : “Mon courage sauva l’État”.
“Mon cher Pétion, vous paroissez mécontent de ma première lettre. Vous soupçonnez que /j’ai employé l’ironie/ ; vous prétendez que je vous ai calomnié, et, qui pis est, /persifflé/. Vous me reprochez de vous avoir pincé trop vivement avec le fouet du ridicule ; vous me faites entendre que vous auriez été moins sensible à la férule de la satyre ; et vous avez l’air de demander une commutation de peine. Mon cher Pétion, vous plaintes me paroissent injustes. Est-ce ma faute, si je ne puis vous écrire d’un ton grave et mélancolique ? Pourquoi avez-vous acquis sur mon esprit un tel ascendant, que je ne puis m’occuper de vous sans qu’une sensation involontaire de gaité me saisisse ? Votre exemple même ne peut me séduire, et je ne saurois imiter ni votre courroux, ni votre sérieux. Tel est encore mon foible, que je prends en bonne part tout ce qui vient de vous ; et que ce que j’appelerois, chez tout autre, injures, calomnies, mauvais procédés, intrigues, ne me paroît chez vous que les délassemens d’un grand philosophe, que d’aimables fictions, ou du moins des espiégleries tout-à-fait excusables.”
– “Deuxième lettre de Maximilien Robespierre en réponse au second discours de Jérôme Pétion”, Lettres […] à ses commettants, n° 10, 21 décembre 1792 (Œuvres complètes, t. V, p. 140-41).
Drapeau du bataillon des Carmes déchaussés de la garde nationale parisienne (1790). Ce bataillon n’a pas de devise. Trop nul.
Drapeau du bataillon des Carmélites de la garde nationale parisienne (1790) : “Notre union fait notre force”.
Drapeau du bataillon de Sainte-Élisabeth de la garde nationale parisienne (1790) : “Vaincre ou mourir”.
“
18. - MONTAUSIER.
S’il est vrai qu’il ait servi d’original à Molière pour peindre son misanthrope d’après nature.
”–
Sylvain Maréchal, Almanach des républicains (18 mai).
Avant l’adoption du calendrier républicain, il y avait quand même pas mal d’almanachs révolutionnaires, comportant entre autres choses, des tentatives de laïciser le calendrier existant, dont le plus célèbre est sans doute l’Almanach du Père Gérard de Collot d’Herbois. Il ne s’agit pas ici de cet almanach, mais de l’Almanach des républicains de Sylvain Maréchal, dont tout l’intérêt se trouve dans son choix de personnages historiques pour remplacer les saints chaque jour et l’explication qu’il en donne.
L’entrée citée ci-dessus est, bien entendu, celle du 18 mai (aujourd’hui, pour ceux qui ne sont pas très attentifs à ce genre de détail). Je le trouve intéressant parce que la première fois que j’ai vu le Misanthrope de Molière je ne me suis pas rendu compte qu’on était censé condamner le comportement d’Alceste. Je trouve plutôt gratifiant d’avoir été, sans le savoir, d’accord avec la lecture révolutionnaire de cette pièce (qui ne se limite nullement d’ailleurs à Sylvain Maréchal).